Le Grand soir de Gustave Kervern et Benoît Délépine

Avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel
Dans la veine des films qui les caractérisent, les réalisateurs nous surprennent une fois de plus sans toutefois nous étonner puisque leurs personnages sont toujours proches de nous. Ce qui change, ce sont les propos et les actes de leurs personnages qui détonnent et se retrouvent dans des univers surréalistes. A moins que ce ne soit la réalisation qui les rendent surréalistes ?
En effet, centre commercial, éplucher des patates, un super marché, des caddys, tout ça, c'est connu. C'est ce qu'on ne voit pas, que Kervern et Délépine nous montrent : l'ennui de l'épluchure, le fossé entre les gens, la consommation alléchante.
Tout ça vu par un punk à chien, Poelvoorde et son frère, Dupontel, son opposé qui franchit les limites et retrouve la liberté grâce à ce frère marginal qui, lui, a tout compris.
Ça donne envie de revoir Louise-Michel, ces ouvrières licenciées qui cherchent un tueur pour leur patron...
A voir pour toutes les petites trouvailles qui parsèment le film.
Primé à un Certain Regard à Cannes.

1 commentaire:

  1. J'ai oublié de vous dire que la bande son est du rock métal. Surprenant !

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