Anna Karénine de Joe Wright



Avec Jude Law, Keira Knightley,  Aaron Taylor-Johnson
Avalanche et étalage de costumes et de bijoux. Tourbillons dans de faux et de vrais-faux décors de théâtre qui finissent par donner le tournis. On peut finir par être pris dans l’engrenage du montage extravagant de Joe Wright mais de grâce, pourquoi nous offrir cette valse viennoise sans queue ni tête qui étourdit, certes mais en enlève tout le charme car elle se suffit à elle-même dans sa forme originale, somptueuse par sa simplicité, sensuelle sans en rajouter.
Anna  Karénine, jeune épouse vertueuse, va choisir de vivre son amour avec son amant au grand jour malgré la désapprobation générale. 
Puis tout se passe dans un grand théâtre où tout l’espace est utilisé : coulisses, cintres, sous-sol, scène, orchestre… Déroutant. 
Bien entendu, toute cette magnificence déployée nous fait perdre la tête et force l’admiration. Mais il faut tout de même un temps d’adaptation qui empêche du coup de suivre pleinement le tourment de l’héroïne.
Reste Jude Law sobre et noble, et Keira Knightley, tragiquement belle.
Peut-être un film de trop pour Tolstoï ?

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