Les Bêtes du sud sauvage de Benh Zeitlin



Avec Qvuenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly, Lowell Landes
Hushpuppy, une fillette de 6 ans vit avec son père près du Mississippi qui finit par déborder. Son père et d’autres habitants innondés, décident de rester.
Au cœur du bayou, on est immergé et submergé par des images d’un autre monde. C’est là où veulent rester, vivre et mourir ceux qui refusent la civilisation. La soi-disant vie en société qui vous coupe de ceux qui vous sont proches au prétexte de vous soigner. Même si Hushpuppy se cache parfois, elle n’a pas peur, pas peur de vivre, pas peur des animaux, pas peur des caprices du temps, pas peur de la mort.
 Le récit, placé du point de vue de l’enfant pour le discours et certains plans pourraient être gnangnans. Rien de tout cela. Le ton est naïf et pertinent, décalé mais foncièrement proche de la réalité. A chaque fois l’image donne l’impression de s’enfuir mais tout se tient jusqu’aux aurochs surgis des glaces. C’est un conte qui oscille entre rêve et réel sans pathos et avec beaucoup de cœur. On a envie de retrouver l’humanité qui est en nous et que eux, les habitants du sud, ont préservé.
Pour un premier essai, le réalisateur a su toucher la corde sensible et nous faire partager sa vision de cette région du  monde fantasmée.
Mention spéciale à la petite actrice Quvenzhané Wallis qui est comme un poisson dans l’eau…

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