Paulette de Jérôme Enrico



Avec Bernadette Lafont, Dominique Lavanant, Carmen Maura, Françoise Bertin
Dans un cité, une vieille dame veuve depuis 10 ans se met à vendre du cannabis puis à confectionner des pâtisseries avec pour arrondir ses fins de mois.
Comment raconter la gouaille de Bernadette Lafont qui incarne cette Paulette, raciste, irrespectueuse et grande gueule ? En ce qui la concerne, le casting est réussi. On ne pourrait faire mieux.
Sur fond de décor délabré de banlieue montrée sans misérabilisme, Paulette fouille dans les poubelles, Paulette fréquente un marché de ventes illégales de nourriture à bas prix, Paulette a envie d’une vie meilleure. Elle se confesse et donne son argent « sale » au prêtre mais reste digne. Pour pimenter le tout, elle a un gendre noir qui est flic !
Avec truculence, Bernadette Lafont ne cède pas un pouce à son personnage et enfonce tous ceux qui sont en face. Il n’y aurait bien que Carmen Maura et le petit  Ismaël Dramé qui joue son petit-fils métis – comble de la caricature pour une raciste, je l’accorde – qui seraient à la hauteur.
Tous, même le décor et les clichés qui renvoient à sa propre ignorance, contribuent à être des faire-valoir, pour ce personnage attachant.
Alors oui, il y a un peu de mélo prévisible mais juste ce qu’il faut pour satisfaire le public et Paulette par un pied de nez se conclue de manière aussi inattendue qu’évidente.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire