Grand Central de Rebecca Zlotowski



Avec Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet, Denis Ménochet
Première scène. Dans le train, Gary se fait voler ses papiers qu’il reprend avec le portefeuille du voleur. Le ton est donné. Il lui redonne et vont ensemble à l’embauche.
A l’entretien, Gary ment un peu mais ça ne fait rien. La recrutrice lui dit que ça ira, qu’il sera formé… comme à la légion.
Puis on découvre, au premier plan, monstre qui dévore l’écran, la centrale nucléaire.
Les formateurs sont Gilles et Toni (fameux couple Denis Ménochet/Olivier Gourmet), des anciens, et qui forment leur équipe de gars pour lesquels LA dose va devenir plus qu’important, vital même. Ces ouvriers du bas de l’échelle qui s'en prennent plein la G. pour pas grand chose, sont mal payés, logés dans des mobil home, provisoire où l’urgence de s’aimer s’impose. C’est là que Karole, fiancée à Toni butine, avec Gary mais se marie quand même à Toni.
« moins t’as de dose, plus tu gagnes » Autant de scènes de la vie dans la centrale et quotidienne de ces ouvriers mal connus qui parlent du risque mortel, ou de sursis comme le chante Camille Lellouche avec « Maladie d’amour » (beau moment du film) qui va devoir sacrifier sa chevelure.
Je mets au second plan l’histoire d’amour Rahim/Seydoux (à la mode Rahim) qui n’a pas réussi à me convaincre mais le travail dans la centrale, rude et mal connu m’a mise mal à l’aise. 
Sur un sujet délicat comme celui-là, les acteurs sont l’appât pour une autre histoire que je veux privilégier, celle de tous ces ouvriers du risque, qui vivent dans le provisoire et la promiscuité mais sont solidaires et… quand même oubliés.
Belle réalisation, beaux personnages. Tous.

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