Ma vie avec Liberace (Beyond the candelabra) de Steven Soderbergh



Michael Douglas dans son premier rôle après son cancer est ici Liberace, un pianiste virtuose des années 70 qui est mort pile à l'âge qu'a Michael Douglas (!) 
Au moment de l'histoire, quinquagénaire au sommet de sa gloire, il rencontre Scott, un jeune fermier du Middle West avec lequel il va vivre une passion.
Scott, c’est Matt Damon et face à Michael Douglas, on ne sait pas lequel des deux va attirer notre attention.
Toute l’histoire se situe dans une joyeuse période de paillettes et de strass sans limite où Liberace s’en donne à cœur joie.
Ce film à mi-chemin entre romance et biopic a le mérite de nous faire découvrir un showman de génie. Ce Liberace a des airs de Claude François : hyper connu et populaire dans son pays, pas ailleurs ; un sens du spectacle inouï avec un goût immodéré du clinquant et une mort prématurée.
Ici, ce ne sont que quelques années qui sont retracées, du point de vue de Scott. Tout d’abord, banal jeune homme, il va rencontrer richesse, amour, gloire et fastes avec Liberace/Michael Douglas, hallucinant, et dont la voix chaude captive son auditoire public ou privé.
Petit à petit, le petit jeune homme va se dégrossir et Liberace va devenir son pygmalion. Il va se transformer, se métamorphoser au propre comme au figuré autant par amour que par fierté. Et là, Matt Damon donne toute la mesure de son talent à l’image de sa carrière.
Et dans sa façon de dandy de fumer, on cherche le jeune homme bien en chair du début du film mais aussi le bleu des Ocean ou le mercenaire de la Mémoire dans la peau.
Il est si étonnant que face à Michael Douglas et leur histoire d’amour avant tout, il nous émeut au milieu de tous ces décors et de ces costumes époustouflants.
Mais difficile en effet de dire lequel de deux tient le haut de l’affiche.
Même si le film pêche par un léger excès de longueur, les acteurs principaux et à leurs côtés les prestations de Scott Bakula, Dan Aykroyd et Rob Lowe sont tout aussi spectaculaires – et je ne vous parle pas de leur look ! – complètent fabuleusement le tableau.
J’ai aussi un faible pour le plan de Douglas et Damon au lit avec le beau flou du drap sur leur nudité. Merci monsieur Soderbergh !

 Le vrai Liberace

3 commentaires:

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    1. Bonsoir,
      je recommence mon commentaire ...
      Oui un bon film qui m'a emballé ! Quelques longueurs vite oubliées devant les prestations de deux acteurs géniaux !

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    2. Géniale et époustouflante, c'est vrai !

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