La Belle et la Bête de Christophe Gans

Avec Vincent Cassel, Léa Seydoux, André Dussolier



Que dire ? Les décors sont somptueux, les costumes, splendides. Ça commence par des illustrations et deux enfants qui écoutent le conte dit d’une voix qu’on reconnaît vite : celle de Léa Seydoux.
Pour le début, pas de surprise hormis une bonne, celle d’avoir André Dussolier comme père de Belle, celui qui dérobe la rose chez la bête et aussi la bonne idée est d’avoir étoffé son rôle pour notre plus grand plaisir.
Ensuite, on reste dans le conte et les effets spéciaux y contribuent en nous en mettant plein la vue.
Un homme, ruiné, doit aller vivre à la campagne avec ses six enfants dont Belle, la plus jeune. Pour lui faire plaisir, il cueille une rose dans un superbe château un peu magique où un homme mi-bête, veut qu'il revienne donner sa vie pour cette fleur. C'est Belle qui prend sa place.
Mais que viennent faire les brigands dans cette histoire ? A part animer des statues de pierre qu’on comprend être les anciens amis de la Bête, anciennement prince, le conte sombre dans le banal film fantastique.
Où est la magie avec un prince qui n'a pas l'air amoureux ? Et l’amour de Belle pour la Bête n’a aucun écho en moi à travers les banalités de cette jeune fille, certes moderne, mais pas du tout romantique.
Dialogues plats donc, pas du tout mis en valeur par le phrasé sans âme de Léa Seydoux.
Et de même, quel dommage de ne pas exploiter plus le talent de Vincent Cassel avec cette bête noyée de chagrin et en quête d’amour.
Que sa vie antérieure nous soit livrée par les souvenirs de Belle, c’est bien, mais du coup, son ancienne histoire d’amour prend le dessus et rend encore plus improbable celle avec Belle.
Curieusement aussi, le discours sur l’apparence et les préjugés ne sont pas exploités.
Mon côté  fleur bleue est déçu par ce film. J’attendais beaucoup de Vincent Cassel en prince charmant (et non pas en jardinier ?!)

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