Mea culpa de Fred Cavayé





Avec Vincent Lindon, Gilles Lellouche, Nadine Labaki

Un homme, convoyeur de fond, divorcé et qui ne voit son fils que très peu souvent est un ancien flic qui a tué les occupants d’une voiture alors qu’il était saoul au volant.
Cet homme-là, on voit bien que la culpabilité le ronge. Mais quand son fils voit des truands tuer un homme, Simon part alors en vendetta, aidé de son ancien co-équipier, toujours flic et toujours présent pour lui : Franck.
Nerveux, rythmé avec une bande-son raccord et une musique adéquate, cette histoire est une histoire d’homme, certes, mais avec un beau personnage de femme, blessée, et qui prend sa place naturellement.
Vincent Lindon, toujours avec un jeu intérieur intense, prouve ici qu’il peut aussi avoir un jeu musclé. Il est en tandem et en parfaite osmose avec Gilles Lellouche qui, lui, est à l’aise dans tout ce qu’il fait.
La photo impeccable, avec une utilisation maximum de décors minimalistes mais minutieusement choisis donne un effet spectaculaire.
L'utilisation du TGV est peut-être un élément éculé mais au fort référentiel surtout par rapport au western. L'utilisation du double niveau et de la vitesse marquent l’entrée du train dans le 21e siècle tout en gardant leur humanité aux héros.
En bref, comme à chaque fois, Fred Cavayé (A bout portant) m’offre ce que je veux voir : de l’adrénaline et un beau spectacle, ce qui me satisfait mais ça manque quand même de femmes, autre que la mère aimante, intouchable et qui défend son petit, trop cliché pour moi. Mais, heureusement, ma conscience ancestrale a su passer outre.

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