Her de Spike Jonz



Avec Joaquim Phoenix, Scarlett Johanssen, Amy Adams

Ça commence par un gros plan de Joaquim Phoenix, moustache et grosses lunettes en plastique, qui fait une déclaration d’amour, mais rapidement, on comprend que ce n’est pas de lui qu’il s’agit. Il travaille dans une boite qui rédige des lettres pour les autres.
On est dans un futur où la technologie a énormément évolué et occupe une grande place dans la vie des gens qui, une oreillette sans fil à l’oreille, parlent tous seuls.
Theodore vit seul et grâce aux flashs back – seuls moments de contacts humains et tournés comme des films de vacances -, on sait qu’il a vécu une histoire d’amour qui est terminée maintenant mais qui le hante toujours.
En quête de compagnie, il expérimente un O.S., système d’exploitation intelligent personnalisé qui s’adapte à la personne qui l’utilise. Et là est une trouvaille : l’intelligence artificielle se nourrit de l’intelligence humaine et de la mémoire de l'humanité. 
Avec la voix de Scarlett Johanssen, Theodore devient vite dépendant de ce logiciel qui devance ses envies, est à son écoute, jour et nuit, intelligente et naïve comme une adolescente et le comble même physiquement tout en sachant rester discrète. 
Le paradoxe est que tout passe par la voix mais la voix qui ne serait plus qu’intérieure et ça, c’est une des bonnes idées du film. La parole qui ne sert plus à communiquer !
Au travers de la métaphore de la communication qui n’existerait plus qu’à travers des machines qui iraient jusqu’à remplacer les relations humaines, insatisfaisantes parce que perfectibles, c’est le parcours de cet homme qu’incarne Joaquim Phoenix.
Joaquim Phoenix, un peu comme dans The Master, ne se montre pas à son avantage : moustache, lunette, pantalon taille haute, chemises boutonnées au col, mais il va évoluer et se couper peu à peu du monde réel et finalement retrouver, mais seulement à la fin, une liberté de mouvement, entravée par ces accessoires...
Est-ce vraiment une liberté ?
Il n’est pas le seul à se couper du monde. Le logiciel a un grand succès et entre dans la vie courante. Parabole d'un nouveau monde.
Tous les personnages de ce film apparaissent comme des handicapés de la vie et peu sûrs d’eux car même les plus « normaux » tiennent compte de l’avis d’une machine !
Dans les beaux décors d’une ville désincarnée par son absence de vie véritable : pas de parc, pas ou peu d’arbres, la mer et le sable mais complétement effacés sous la foule, les personnages évoluent dans l'anonymat.
Il n’y a que le soir ou la nuit où tout pourrait être beau à voir mais petit à petit, Theodore qui regardait déjà les autres de loin, finit par n’être plus centré que sur lui-même.
Dans ce décor, l’histoire d’amour entre lui et Samantha – c’est le logiciel - qu’on imagine tout à fait sexy grâce à la voix de Scarlett Johanssen, mais aussi comme une très jeune femme qui découvre l’amour est d’une alchimie qui doit beaucoup aux acteurs – comme quoi on peut faire passer beaucoup par la voix (donc à voir en VO si possible) – mais aussi les longs moments où Theodore parle sans qu’on l’entende.
Ce sont aussi ces plans, souvent focalisés sur son visage, qui nous captivent et nous plongent dans son histoire d’amour.
Car c’est une histoire d’amour avant la morale.


It begins with a close-up of Joaquim Phoenix, moustache and thick glasses plastic, which made a declaration of love, but quickly, we understand that it is not of him that it is. He works in a box who writes letters for others.
It is in a future where technology has greatly evolved and occupies an important place in the lives of the people a wireless in ear headset, talking all alone.
Theodore lives alone and thanks to Flash back - only moments of human and turned as of holiday films contacts-, it is known that he lived a love story which is over now but that still haunts.
Looking for company, he experimented an O.S., custom operating system intelligent that adapts to the person who uses it. And there is a find: artificial intelligence feeds on human intelligence and memory of humanity.
With the voice of Scarlett Johanssen, Theodore becomes quickly dependent on this software that ahead of his desires is to listen, day and night, smart and naive as a teenage girl and the same height physically knowing remain discreet.
The paradox is that all past by voice but the voice that would be more domestic, and it is one of the good ideas of the film. The word which is more used to communicate!
Through the metaphor of communication that exist only through machines that would go up to replace unsatisfactory human relations only improved because is the course of this man embodies Joaquim Phoenix.
Joaquim Phoenix, a bit like The Master, does not show to its advantage: mustache, sunglasses, pants waist high, shirts buttoned to the neck, but it will evolve and be cut gradually from the real world and finally find, but only at the end, freedom of movement, hampered by these accessories...
Is it really freedom?
It is not the only one to cut world. The software has a great success and enters into everyday life. Parable of a new world.
All the characters in the film appear as disabled life and unsafe of them because even the most 'normal' take into account the opinion of a machine!
In the beautiful scenery of a town disembodied by its lack of real life: not Park, no or little trees, the sea and sand but completely obliterated under the crowd, the characters evolve in anonymity.
It is only in the evening or night where everything could be nice to see but little by little, Theodore who was already watching the others by far, ends up being more centered on himself.
In this setting, the love story between him and Samantha - this is the software - imagine quite sexy thanks to the voice of Scarlett Johanssen, but also as a very young woman who discovers love is an alchemy that owes much to actors - like what can be changed much by the voice (so to see if possible vo) - but also the long moments where Theodore speak unless you hear it.
They are also these plans, often focused on his face, that captivate us and plunge us into his love story.
Because it is a love story before morality.

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