Dans la cour de Pierre Salvadori

Avec Catherine Deneuve, Gustave Kervern, Feodor Atkine, Pio Marmaï

Dépressifs attention !
Un chanteur sans emploi au bout du rouleau accepte d'être le gardien d’un immeuble. Là, Mathilde, obsédée par une fissure dans le mur de son appartement, va se rapprocher de lui, alors que son mari n’y trouve qu’une lubie de plus.
Tandis que l’un et l’autre vont s’épauler – ou s’enfoncer – les autres autour d’eux vont continuer à vivre leur vie sans leur prêter attention.
Gustave Kervern est ce concierge détonnant tout en irrespect mais sans le pouvoir de dire non et ça lui va bien. Cet irrévérencieux est attiré comme un aimant par Mathilde. Catherine Deneuve, toujours étonnant, après avoir fugué dan Partir, joue une autre sorte de fuite.
Sur un sujet grave, dans un espace en huis-clos – l’immeuble – le réalisateur parvient à nous faire sourire avec ces petites marques de bonheur qui jalonnent la vie : le trafiquant de vélos, le faux illuminé mais vrai dur, le voisin chiant mais obsessionnel. Ces petites touches d’humour aident à faire passer la pilule de la dépression – vraie maladie – et à approfondir la réflexion sans pathos sur la dépression que l’autre refuse d’accepter.
Ou Catherine Deneuve et Gustave Kervern, couple improbable mais terriblement assortis finalement…

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