Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne




Avec Marion Cotillard, Fabrizio Rongione
Sandra, qui doit reprendre le travail après son absence pour dépression, apprend que ses collègues ont préféré voter pour avoir une prime plutôt que pour qu’elle garde son emploi.
Après avoir obtenu du patron qu’un nouveau vote ait lieu lundi matin, elle a le weekend pour tous les convaincre.
Marion Cotillard est Sandra et tout d’abord, le contraste est étonnant entre la luminosité de l'image et l’état de Sandra, qui pleure et se couche en pleine journée. D’emblée, elle nous fait pitié mais quelque chose nous encourage à rester.
D'abord elle va aller voir l’un, puis un autre et j’ai de la peine de la voir en difficulté. Encouragée par le soutien du premier, découragée par l’indifférence d’une autre, elle débite les mêmes phrases avec difficulté, s’excuse et se trouve face à d’autres misères ou aux problèmes des autres.
Soutenue infailliblement par son mari – Fabrizio Rongione – qui s’efface devant sa peine mais est tout en énergie tranquille, Sandra, bien dans la lignée des personnages qui l’ont précédé chez les réalisateurs, est éclairée par ceux qui l’entourent et par contraste, il y a cette même belle lumière que dans le Gamin à vélo avec une autre grande actrice : Cécile de France.
Ici l’optimisme est de mise et la solidarité n’est pas qu’un vain mot.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire