Le Beau monde de Julie Lopes Curval



Avec Ana Girardot, Bastien Bouillon.
Alice, une jeune provinciale, veut intégrer une école d’art à Paris pour y faire de la broderie. Une bourgeoise, Agnès, va l’aider à y arriver. Alice va tomber amoureuse de son fils, Antoine, et petit à petit, chacun va suivre son chemin ensemble. Alice est issue de milieu populaire et Antoine se révolte contre un système qui lui offre tout ce qu’Alice n’a pas. Cette dernière, tout en douceur, va suivre sa voie, travailler la broderie, apprendre les arts, grandir. Antoine, lui, va se chercher à travers l’objectif de son appareil. Ils vont s’aimer puis grandir.
Anna Girardot –une actrice que je connais peu finalement - est très juste dans ce rôle de provinciale qui s’ouvre à la culture tout en ne désirant que la simplicité. J’ai pensé à elle en allant cette après-midi dans ma bibliothèque car il y a des livres à écouter comme le fait Alice dans le film tout en brodant. Et je trouve ça bien, ce mélange de la littérature et du son.
L’acteur Bastien bouillon ma bluffe avec son phrasé nonchalant du petit bourgeois qui veut se défaire de son monde mais qui est marqué par lui. Les deux mères sont aussi extras, très justes, chacune dans son milieu.
Il y a des répétitions qui n’apportent pas forcément quelque chose à l’histoire comme les baignades et puis, il faut reconnaître qu’Ana Girardot pour être pile dans son rôle, a de magnifiques pulls tricotés main – ou tout comme – très originaux. J’ai été sensible à cet aspect. Et toutes ses créations tissées m'ont fait penser à une amie chère qui travaille de la même façon. En bref, ce film donne envie de créer, c'est l'union de l'art et la matière.
Et finalement, c’est une histoire d’apprentissage, de la vie artistique pour Alice et de la découverte de soi pour Antoine. 
Et le mot de la fin pour Alice, une phrase que j'ai trouvé très jolie "Je n'avais pas fini de t'aimer".
Petit film gentillet.

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