Sils Maria d'Olivier Assayas



Juliette Binoche. Ce film tiendrait en ce nom. Césarisée, oscarisée, primée à Berlin, à Venise, Juliette Binoche, l’actrice des films de Leos Carax, l’inclassable, Juliette Binoche, une actrice française à la carrure internationale et on a parfois tendance à l’oublier.
Dans ce film en trois temps, Juliette Binoche est Maria Enders, une actrice comblée, qui se rend avec son assistante en Suisse rendre hommage à un auteur de théâtre qui l’a fait débuter dans le rôle d’une jeune femme, Sigrid, amoureuse d’une femme de quarante ans. L’auteur meurt entretemps et la deuxième partie nous la montre dans les paysages suisses répétant cette fois le rôle d’Hélèna, la femme mûre de la pièce qu’elle va reprendre face à une jeune actrice montante, Chloë Grace Moretz. Puis le troisième temps nous la montre à Londres préparant la pièce.
3 temps, trois visages. En premier, l’actrice toujours en représentation, sourire et brushing puis en deuxième, cheveux ultra courts pas fardée pour la retrouver à la fin, les mêmes cheveux plaqués prête à jouer son rôle.
Face à elle, Kristen Stewart est étonnante. Elle est l’assistante qui fait tout, s’occupe de tout, est toujours là, conduit sa patronne, lui fait la cuisine, n’a pas de vie et dont je me dis subitement au deux tiers du film « Quel est son nom ? ».
Le premier temps introduit aussi la rapidité d’information et la communication omniprésente – tablette, téléphone, télé allumée – puis s'y superpose la montagne et dans ces paysages – magnifiques, c’est vrai -, il est question d’un serpent de nuages qui serait un phénomène de curiosité et qui envahit parfois la vallée. Du coup, c’est intéressant mais peut-être un peu longuet de voir toute cette brume comme des interludes.
En filigrane, il y a cette pièce qu’elles répètent toutes les deux et qui souvent résonne comme la réalité entre ces deux femmes. La frontière est parfois mince et je suis surprise de me perdre parfois entre fiction et réalité.
Puis, vient face à l’actrice sublimée, la jeune génération qui voit tout autrement – entre nous, le réalisateur aurait pu s’abstenir d’un (faux) extrait de film de science-fiction navrant et long avec ça – et avec la jeune actrice trash, c'est la remise en cause et l’évolution des choses –passé, présent- qui vient du point de vue qu’on en a.
Vous l’avez compris, ces deux heures de film m’ont scotchée. A vous de voir…

Juliette Binoche. This film would take in this name. Awarded, Oscar-winning, award-winning in Berlin, Venice, Juliette Binoche, Leos Carax, the unclassifiable movies actress, Juliette Binoche, a French international with fluted actress and sometimes tends to forget.
In this film in three parts, Juliette Binoche is Maria Enders, a filled actress, who travels with his assistant in Switzerland to pay tribute to a writer of theatre that made him start in the role of a young woman, Sigrid, love of a forty year old woman. The author died Meanwhile and the second part shows us in Swiss landscapes repeating this time the role of Helena, the mature woman of the piece it will resume against a young rising actress, Chloe Grace Moretz. And then the third time watch us in London preparing the exhibit.
3 time, three faces. First, the actress still in representation, smile and brushing then in second, hair ultra short not cutthroat at the end, find the same plated hair ready to play its role.
In the face of it, Kristen Stewart is amazing. She is Assistant who does everything, takes care of everything, is still there, leads his boss, he cooks, has no life and tell myself suddenly to two-thirds of the film "what is his name? ''
First time also introduces information timeliness and pervasive communication - tablet, phone, turned on TV - and then is superimposed the mountain and in these landscapes - beautiful, it's true-, it is question of a snake of clouds which would be a curiosity phenomenon and that sometimes invaded the Valley. The coup, is interesting but maybe a little longuet to see this haze as interludes.
Implicitly, there's this piece that they repeat both and who often sounds like the reality between these two women. The border is sometimes thin and I am surprised me sometimes lose between fiction and reality.
Then comes opposite actress sublimated, the younger generation that sees everything else - between us, the Director could refrain from a (false) excerpt from science fiction film sad and long with it - and the young actress trash, was calling into question and the evolution of things--past, present - which comes from the point of view that there.
You have understood, these two hours of film were glued to me. You can see...

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