Mommy de Xavier Dolan





Une veuve, Diane « Die », élève seule son fils Steve atteint du syndrome TDAH (Trouble de déficit de l’attention hyperactif) et qui est renvoyé de l’institution où il était.
Mommy, pas évident de savoir ce que c’est puisque le film est québécois mais c’est bien comme le « mummy » américain qui veut dire "maman" et non un film d’horreur comme je l’ai entendu (« momie » !?)
VOST obligatoire s'il vous plait, vous y perdriez !
Et là, pas mal de monde dans la salle, c'est bon signe. Mommy a eu le prix du jury à Cannes mais quand même, je doute que le Godard ou la palme d’or ait le même succès…
L’histoire, pas évidente déjà mais qui aurait pu être un prétexte à un drame social est surtout là pour servir de trame à un objet ciné de luxe.
Ce trouble rend le jeune garçon de 16 ans violent, grossier, irrespectueux, menteur… mais aussi affectueux, généreux, puéril et sensible.

Anne Dorval et Xavier Dolan

Ce couple improbable d’une mère jouée par une extraordinaire Anne Dorval et de la révélation Antoine Olivier Pilon, va se tripler d’une voisine, Kayla, affectée d’un trouble du langage.
Cette dernière jouée par Suzanne Clément qui est une habituée des films de Dolan (J'ai tué ma mère, Laurence anyways) est aussi d’une justesse étonnante.
Ce trio se balade dans un film à sa mesure où le cadre serré, les flous, les ralentis, les plans inventifs, les musiques persistantes qui vont de Céline Dion « Ne change rien » à la belle chanson d’amour de Steve pour sa mère servent à merveille l’imaginaire débordant d’un réalisateur que j’avais déjà beaucoup aimé dans ses précédents films.
Le tout est doublé de scènes mémorables comme celle qui a inspiré l’affiche.
Je rappelle aussi que Xavier Dolan (25 ans et 5 films) conçoit aussi les costumes et que ça se voit comme un des tous premiers plans sur le jean brodé de Diane et à travers lesquels on ressent aussi son amour pour ses comédiennes qui le lui rendent bien.
Miss Lilou et moi sortons de là estomaquées et débriefons longuement sur ce petit choc ciné.
Une semaine après, j’y pense encore et elle aussi…

2 commentaires:

  1. super critique Dominique ! un film vraiment remarquable et troublant !

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    1. Merci ma belle. A bientôt pour d'autres émotions...

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