A Most violent year de J.C. Chandor



1981, à New York, Abel Morales a construit depuis 20 ans une entreprise de transports de fioul avec sa femme, sans tomber dans l’illégalité.
Maintenant, confronté à une série de vols et d’agressions de ses employés, il est devant un dilemme à la veille de conclure un nouveau marché.
Contrairement au titre, aucune violence excessive ne parsème le film. Oscar Isaak et Jessica Chastain, couple heureux qui vit dans le luxe et qui travaillent ensemble, se baladent avec une nonchalance affichée « presque » toujours flanqués de superbes manteaux clairs en laine.
Pour compléter le décor, dans un New York terne (en plus du numérique qui apporte un voile sur l’image), ses personnages et une situation qui fait un triste écho à ce que j’entends sur les Etats-Unis et les armes à feu (récemment un enfant de 2 ans aurait tué sa mère en prenant l’arme dans le sac de cette dernière !)
Mais pour en revenir au film, cet homme, Abel – dont j’attends le Caïn qui ne vient pas – doit faire face à une violence grandissante tout en gardant son intégrité.
Il est autant un patron qui veut éviter de tomber dans la facilité mais aussi un homme qui résiste et se heurte aux politiques, à ses concurrents moins scrupuleux que lui et surtout au syndicat de routiers, montré comme un vrai pouvoir aussi puissant que le patronat.
Ce que le film décortique, c’est la droiture du héros qui ne veut pas fléchir malgré son implication forcée et qui y arrive : le fameux rêve américain ! Doublé du couple glamour Chastain/Isaak.
Sorti en salles le 31 décembre 2014

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