Birdman de Alejandro González Iñárritu



Avec Michael Keaton, Edward Norton, Naomi Watts, Emma Stone, Zach Galifianakis
Riggan Tomson, un acteur qui a incarné un super héros, Birdman, monte une pièce ambitieuse à Broadway tirée de Raymond Carver. Harcelé par la voix de sa conscience, il voudrait tout faire pour que ça réussisse mais sa vie familiale est un échec et son personnage de Birdman le poursuit partout.
Que dire d’un tel film qui débute bien comme un film de super héros : fusée dans le ciel, homme qui lévite et puis non, ça s’avère être la quête d’un acteur vieillissant qui veut reconquérir son public sous un nouvel angle « sérieux ».
Et son birdman lui colle à la peau, un peu comme Batman colle à Michael Keaton (qui a fait quoi après Batman ?)
Le choix de Raymond Carver, moins connu sous nos latitudes qu’aux Etats-Unis, semble être un défi pour Riggan (apparemment, c'est un auteur difficile ?!)
Michael Keaton joue-t-il son propre rôle de l’acteur hanté par son personnage et ses démons intérieurs ? Qui est ce birdman qui le poursuit et l’enjoint à ne pas l’oublier ? (Jiminy Criquet ?)
Le labyrinthe de son esprit est matérialisé par le théâtre dans lequel il joue et dont il ne sort quasiment jamais, comme prisonnier : ce théâtre, ses coulisses, ses loges à doubles entrées et surtout ces longs couloirs sinueux et toujours trop longs pour un trajet qui semble court.
Ici tous les personnages ont un rôle qui tourne autour de Riggan, et chacun fait ressortir son ultime tentative de changer et par là gommer tous ses défauts de star adulée : Edward Norton, le jeune premier qui en veut quoi qu’il lui en coûte, sa fille (fulgurante Emma Stone, la meilleure du film !), délaissée et névrosée mais qui va mieux que son père, ses (ex) femmes aux caractères aussi différents que les sautes d’humeur de Riggan.
Long, un peu, il faut le dire, ce film dynamique et original m’a pris la tête mais m’a plu par son côté autodérision et envers du décor des superhéros qui n’est qu’un miroir aux alouettes, comme les films qui les mettent en scène d'ailleurs...
Au cinéma le 25 février 2015 
Tous publics avertis 

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