Un Homme idéal de Yann Gozlan



Mathieu Vasseur, jeune écrivain qui travaille comme déménageur pour vivre parce qu’il n’a encore rien publié, trouve le journal d’un ancien soldat d’Algérie dans la maison d’un vieil homme mort sans famille.
Il le copie et se fait éditer sous son nom à lui. Suite à cette imposture, tout s’enchaine, le succès, la rencontre avec Alice mais aussi l’incapacité à écrire. Il va être rattrapé par son mensonge et être amené à commettre l’irréparable.
Qui est cet homme idéal ? Pierre Niney ? Mathieu Vasseur ? Pierre Vasseur ? C’est bien la question que je vais me poser tout au long de ce film.
Pierre Niney, longiligne, installe sa silhouette de jeune adulte dès le début de ce film noir qui commence à Paris pour aller s’éteindre sous le soleil de la Riviera quand son succès est acquis (bien mal acquis) et qu’il a trouvé la fille de ses rêves mais…
Car son histoire est toute entière dans ce « mais ».
Le soleil, la plage, la douceur de vivre accentuent encore plus le désarroi de Mathieu Vasseur qui doit sans cesse dissimuler : faire semblant d’écrire un deuxième roman, faire croire qu’il connaît bien l’Algérie…
Pierre Niney que j’avais beaucoup aimé en Yves Saint Laurent (César mérité) à tel point qu’il m’avait fait oublier l’acteur de l’autre « Saint Laurent (de Bonello), Pierre Niney donc est bien à la hauteur dans ce rôle d’un jeune écrivain confronté à des choix qu’il doit faire rapidement.
Son personnage, quoique parfois théâtral, est un bon personnage, c’est tout ce qui va autour qui cloche : le boulot de déménageur, la jeune fiancée aux parents richissimes,  le filleul brillant et amoureux, l’ancien copain de Léon Vauban qui devient ou con ou amateur tout en paraissant pro (mais mal).
Et les situations mal exploitées comme celle dans la barque. Ou les visions prémonitoires de Mathieu trop peu nombreuses et qui n’aboutissent pas.
De plus, le clin d’œil à Plein Soleil avec Delon est forcé et semble juste posé là.
Et la fin… décevante. Non pas que j’attendais une fin plus noire mais il y a comme quelque chose d’inachevé.
Et je sors de la salle avec le sentiment rétroactif que le jeu de Pierre Niney pâtit de la mise en scène.
Par contre, celle qui m’a beaucoup plu dans le rôle de la petite fille riche complétement ignorante de ce qui se passe est Ana Girardot, qui donne de l’innocence et de la légèreté au film quand ce n’est pas un parfum de vraisemblance.
Pour elle aussi, il aurait fallu une autre fin, plus à la mesure de son personnage, spolié de son histoire.

Tout à fait d'accord avec ces invraisemblances de Télérama 

Sorti en salles le 18 mars 2015
Avertissement
Je ne le conseille pas aux moins de 12 ans

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