Night Run (Run all night) de Jaume Collet-Serra





Avec Liam Neeson, Ed Harris, Joël Kinnaman
Jimmy, ancien tueur à la solde de Shawn, a sombré dans l’alcool et son fils ne veut plus lui parler. Mais lorsque ce dernier est mêlé à la mort du fils de Shawn, Jimmy va tout faire pour le sortir de là. En une nuit, une longue nuit.
Sans trop de conviction, je décide d’aller voir ce film toujours à l’affiche et parce que Liam Neeson, et bien, c’est Liam Neeson. Quand je le regarde, je me dis que ce mec est mort des tas de fois dans ses films, qu’il a quand même été maître Jedi et que dans le Territoire des loups, il est exceptionnel et j’en frémis encore rien que d’y penser.
Ici, il débute par nous la jouer alcoolo, rongé par son passé, solitaire, rejeté par son propre fils et vivant comme un exclu.
Puis petit à petit et ça s’accélère bien, il va redevenir celui que j’attends : professionnel, endurant, clairvoyant et sobre. Ce que seul le cinéma américain parvient à faire aussi vite.
Face à lui, Ed Harris en dernier caïd survivant, protecteur de son ami Jimmy mais peut-être parce qu’il vaut mieux avoir un tueur dans son camp, est celui qu’il fallait pour être un adversaire consistant. Joël Kinnaman, en écorché vif dans le rôle du fils qui renie son père, reste sobre et convaincant.
Mis à part tous les clichés classiques du film de ce genre américain comme la conscience qui demande rédemption, la famille au-dessus de tout, l’honneur même chez les voyous mais aussi la figure du mec héroïque, la mise en scène et qui, elle aussi, utilise aussi ce qui fait un film d’action, cette mise en scène nerveuse met un peu de temps à arriver mais quand elle est là, la salle réagit et se réveille : ils sont là pour ça !
Et même si ça fait chiqué, le héros peut « oublier » de clopiner quand il est blessé, il ne peut pas, de la même façon, redevenir alcoolique s’il boit à nouveau un verre et même mort, il ressuscite une dernière fois pour utiliser son arme à la manière de Terminator après avoir détruit, de la même façon, la face du tueur à ses trousses. Et là, la salle jubile.
Car bien entendu, tout ça, c’est ce qu’on vient voir : que Liam Neeson fume VRAIMENT, et qu’il n’ait pas l’air, comme les acteurs de la jeune génération US, de se brûler dès qu’ils touchent une cigarette. Et on veut que dans sa voiture, il passe les vitesses et que son révolver soit un six coup ! On veut de la baston, de la vraie ! Et un duel à la clé.
Nous, français, avons notre histoire, celle d’Hollywood, c’est le western !
Sorti en salles le 11 mars 2015
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