On voulait tout casser de Philippe Guillard



Cinq potes d’enfance aux surnoms improbables vont se questionner sur leur vie quand l’un d’eux décide de tout plaquer et de partir faire le tour du monde. En réalité, il a un cancer mais ne veut pas le leur dire.
Aussitôt vu, aussitôt oublié… ou presque. Tous ces mecs caricaturés à l’extrême pour certains et Kad Merad au milieu chantent un refrain connu maintenant : celui du mec pudique qui ne dévoile pas ses sentiments à ses meilleurs potes d’enfance et qui les regarde attendri. L’amitié qui dure autant sans heurt véritable, sans clash, présenté comme linéaire  dans le temps avec des adultes qui n’ont pas évolués et se comportent comme des gamins… Pffft ! Difficile d'y croire...
Une fois de plus, ils sont trop nombreux et du coup, on ne s’attache à aucun, sauf si on a une préférence… (Benoît Magimel en ce qui me concerne )
L’histoire s’enlise dans de longues interrogations : savent-ils, ne savent-ils pas ? Dira-t-il, ne dira-t-il pas ? et qui deviennent omniprésentes et seulement ponctuées de sketchs censés représenter chacun mais qui ne donnent que l’impression de faire du remplissage de même que les souvenirs d’un passé qui se veut nostalgique ou drôle ?
Quel message étais-je présumée comprendre ? Que l’amitié entre mecs prévaut ? Que la vie de famille n’est qu’artifice ? Que LE mec aime le fric et les gadgets électroniques ? Que le gag récurrent du pauvre vendeur de domotique n’est que pour nous appeler à la tolérance ? Loin loin du Cœur des hommes en tout cas pour l’amitié et raté pour une comédie où Moscato fait du Moscato… Navrant.

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