Ange et Gabrielle d'Anne Gaffieri



Histoire d’amour et à Paris en plus, voilà qui devrait ravir les foules. Le titre donne le ton comme un clin d’œil à des personnages pas si angéliques que ça. J’aime Patrick Bruel, acteur. J’aime Isabelle Carré. Donc j’y vais !
L’intéressant ici sont les deux couples qui s’entremêlent même si Patrick Bruel et Isabelle Carré sont clairement identifiés comme le couple dominant, ceux du titre. Mais toute l'histoire vient de Claire, - Alice de Lencquesaing déjà remarquée dans de jolis films – la fille de Gabrielle, qui se retrouve enceinte de Simon – Thomas Solivérès, retenez son nom ! - Donc Simon ne veut pas de cet enfant et Gabrielle, la mère de la jeune fille, va voir Ange, le père de Simon, qui, lui-même, n’a jamais reconnu ce dernier (Simon qui serait son fils).
Ouf ! Vous avez suivi ?
Ceci étant établi, la première rencontre d’Ange et Gabrielle est plutôt explosive ! Sous-jacent, il y a le couple Claire/Simon qui n’est pas au mieux et pour corser le tout, voici que l’enfant parait !
Et là est une des originalités de cette comédie romantique : faire intervenir un nourrisson auprès d’un père qui n’en a jamais eu. Qui plus est, un père et son père ! Ce qui donne deux autres couples : Simon/Ange et Claire/Gabrielle.
Je ne le redis pas, Isabelle Carré est parfaite même en femme explosive et ça lui va plutôt bien. J’avoue que Patrick Bruel cabotine en habitué de la comédie romantique – combien en a-t-il séduit ? Sophie Marceau, Alice Taglioni – et de la comédie à succès, Le code a changé, le Prénom. Aussi il est comme on dit « bankable » mais bigrement bon dans ce qu’il fait.
Mais au vu des succès des comédies françaises, la recette n’est peut-être pas toujours assurée. Ici, on sent bien que le jeune Thomas Solivérès est intimidé par la pointure Bruel mais son visage candide et connu ! (Scènes de ménages sur M6) amène ma sympathie. Face à la jeune Alice de Lencquesaing, ils font un joli couple de jeunes d’aujourd’hui représentatifs (si, si !)
Les seconds rôles ne sont pas négligés et les auteurs leur ont donné quelques belles scènes et de plus, je les aime : Laurent Stocker et Carole Franck.
Donc, fin prévisible ? Oui. Des scènes drôles ? Oui. De jolis dialogues ? Oui. Une mise en scène soignée ? Encore oui.
Il y a donc toutes les raisons d’aller voir ce film au titre en forme de pied de nez.

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